Le coffre d'émeraudes

Les histoires sont un autre monde qui nous permet d'être qui nous sommes.

 

CHAPITER TWO. 23 août 2013

Classé dans : Le coffre d'émeraudes — admin-lecoffredemeraudes @ 14 h 29 min

  Je me réveillais en sursaut, dégoulinante de sueur. Je fermais les yeux afin de me remettre les idées en place, et de me convaincre que ça n’était qu’un cauchemar. De toute manière, ça ne pouvait pas être vrai, si ? Les vampires n’éxistent pas ! Ni les sorciers, ni les loups-garous, ni les zombies, n’est-ce pas ? Alors pourquoi je n’arrivais pas à me rentrer ça dans le crâne ?! Hein, pourquoi ?! Non. Je refusais de croire que ça puisse exister, c’est impossible, point. C’est un ordre ! Ça n’existe pas !

     Me repassant encore et encore ce cauchemar en tête, j’essayais de trouver un détail qui me prouverait que ce n’ était pas vrai – en vain. Ca ne faisait qu’augmenter ma peur de retourner dans la cuisine « repeinte » en rouge… Me souvenant de mon reflet dans le joli petit miroir, j’ouvris les volets pour y voir un peu plus clair puis je me précipitais devant mon grand miroir sur la porte de mon armoire afin d’examiner mes yeux. Quand je vis qu’ils étaient de nouveau bleus, mon soulagement fut tel que je faillit m’évanouir – je m’évanouis à chaque émotion un peu trop forte, et croyez moi ça peut s’avérer très gênant… Je m’assis par terre et m’éforçais de respirer profondément, régulièrement, en fermant les yeux. Je les rouvrit une poignée de secondes plus tard, et jetais un coup d’oeil vers l’heure. 10H42. Mh… ça me rapellait quelque chose…

     Je regardais mes yeux une dernière fois pour me redonner du courage pour affronter la suite, puis, en soupirant, je me levais, enfilais mes chaussons et sortis de ma chambre, hésitante. Traversant le couloir lentement et discrètement, je guettais la présence de ma mère au rez-de-chaussée. Pas un bruit. Je descendis les escaliers en m’appliquant à ne pas faire de bruit quand ma mère surgit au pied des marches, tout-sourire. J’eus un hoquet de surprise et perdis l’équilibre, dégringolant les marches – recouvertes de moquette épaisse, fort heureusement pour moi – les unes après les autres jusqu’en bas.

 

     J’ouvrit les yeux. J’étais de nouveau allongée dans ma chambre, sur mon lit. J’avais perdu connaissance, devinais-je. Ca m’arrivait si souvent, de me réveiller en plein milieu de la journée allongée dans un lit – pas toujours le mien, il m’arrivait de m’éveiller en térritoire inconnu – que ça ne m’éttonnait plus du tout. Ma chambre était baignée d’une douce lumière qui entrait de ma fenêtre ; ça rendait ma chambre encore plus douillette que d’ordinaire. Un rayon de soleil peut tout changer dans ma vie, vous savez ? Comme la pluie. La pluie m’a toujours déprimée. J’ai beaucoup de mal à sourire quand le temps est mauvais. Et le soleil, au contraire, me rend de bonne humeur. Voire de très bonne humeur. Rien que de voir la douce lumière jaune qui recouvre les feuilles vertes des arbres, ça suffit à me faire sourire. C’est magnifique.

     Ma mère entra dans ma chambre, ce qui me tira de mes réfléxions et me ramena vers la réalité. Mon rêve me submergea, et c’est avec une intensité non-disimulée que je scrutais les traits de l’arrivante. Puis je poussais un soupir de soulagement. RAS. Ses yeux étaient comme les miens, bleus océan. Elle n’était pas aussi pâle que dans mon rêve, et ses cheveux étaient moins… parfaits.

 

     – Alors, la marmotte, enfin réveillée ? dit-elle de sa voix douce habituelle.

     – Mmh… fis-je en m’étirant. Aïe ! J’ai des bleus partout !

     – C’est vrai que tu as fait une sacrée descente !

 

     Elle s’assit sur mon lit, à côté de moi, et se mit à me caresser les cheveux. Je ne sais même pas si elle s’en rendait compte ; elle fait ça tout le temps.

     Elle était tellement habituée à mes chutes soudaines et évanouissements qu’elle ne prenait plus la peine de me fâcher où de s’inquiéter. Elle sait que je me remet vite de ce genre de galipettes – question d’experience !

 

 

CHAPITER ONE. 9 mars 2013

Classé dans : Le coffre d'émeraudes — admin-lecoffredemeraudes @ 22 h 40 min

         J’étais dans ma chambre. Les volets étant fermés, j’étais dans le noir complet, hormis l’heure qui était affichée au plafond, projetée par mon réveil. 10h 42. On peut dire que j’avais bien dormis ! Me traînant hors de mon lit, j’enfilai mes chaussons, ouvris mes volets, sortis de mon « antre » – comme ma mère aimait l’appeler –, et descendis les escaliers, aussi rapide qu’un zombie à qui il manquerait les jambes. Comme tous les matins, je me dirigeai vers la cuisine, toute de vert et de marron, pour prendre un bon p’tit dej’.

         Mais, ce matin là était différent. Très différent.. Ce que je vis me donna la nausée. Et pas qu’un peu. Ça broyait l’estomac. Tout était rouge. Les murs de la cuisine, le sol, les placards, la table; tout. Non, ce n’était ni du ketchup, ni de la peinture; mais bel et bien du sang. Du sang, du sang partout; même les céréales qui m’attendaient dans un bol sur la table trempaient dans le sang ! Je voulus crier, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Reculant de quelques pas, je me suis heurtée contre quelqu’un. Prise de peur, je fis volte-face avec une rapidité qui me déstabilisa moi-même. Ma mère se tenait à présent devant moi, me scrutant d’un air supérieur. Un mot se répétait sans cesse dans ma tête. « vampire, vampire, vampire ». Ses yeux, avant bleus – tout comme les miens –, étaient désormais rouges. Je me serai crue dans Twilight. En 4 dimensions. Et croyez moi, j’aurai préféré ne pas y être. Elle me fit un sourire. Maléfique. Je ne pouvais plus bouger, plus parler, ni même fixer un autre point que ses yeux couleur sang. J’étais comme paralysée.

 

 

          – Bienvenue à la maison.. Ruby., fit-elle d’une voix claire et froide, qui n’était pas celle de la femme que je connaissais, qui m’avait élevée et que j’aimais.

 

 

         Sans se départir de son sourire, elle me tendis un joli miroir orné de pierres précieuses de couleurs variées.  Méfiante, je m’en saisi sans la quitter du regard. Elle me fit un signe de tête vers l’objet. J’ai alors contemplé mon reflet dans ce miroir, comme elle me l’avait indiqué. Je faillis faire une crise cardiaque. Mes yeux étaient identiques aux siens. Rouges écarlates, rouge.. rubis.

 

 

Prologue ! 3 mars 2013

Classé dans : Le coffre d'émeraudes — admin-lecoffredemeraudes @ 17 h 20 min

Tout était normal.

Banal.

Ennuyant.

Rien d’excitant.

Mais un jour, ça a changé.

Le jour où j’ai trouvé cette clé.

Ce coffre.

En émeraudes.

Que renfermait-il ?

Un secret.

Le secret toujours gardé par ma famille, mes ancêtres, depuis toujours.

Et pour toujours.. enfin, ça, c’est ce qu’ils pensaient…

Voilà pour le prologue. J’espère que ça vous a plu ! :)

Nina.

 

 
 

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