Le coffre d'émeraudes

Les histoires sont un autre monde qui nous permet d'être qui nous sommes.

 

CHAPITER ONE. 9 mars 2013

Classé dans : Le coffre d'émeraudes — admin-lecoffredemeraudes @ 22 h 40 min

         J’étais dans ma chambre. Les volets étant fermés, j’étais dans le noir complet, hormis l’heure qui était affichée au plafond, projetée par mon réveil. 10h 42. On peut dire que j’avais bien dormis ! Me traînant hors de mon lit, j’enfilai mes chaussons, ouvris mes volets, sortis de mon « antre » – comme ma mère aimait l’appeler –, et descendis les escaliers, aussi rapide qu’un zombie à qui il manquerait les jambes. Comme tous les matins, je me dirigeai vers la cuisine, toute de vert et de marron, pour prendre un bon p’tit dej’.

         Mais, ce matin là était différent. Très différent.. Ce que je vis me donna la nausée. Et pas qu’un peu. Ça broyait l’estomac. Tout était rouge. Les murs de la cuisine, le sol, les placards, la table; tout. Non, ce n’était ni du ketchup, ni de la peinture; mais bel et bien du sang. Du sang, du sang partout; même les céréales qui m’attendaient dans un bol sur la table trempaient dans le sang ! Je voulus crier, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Reculant de quelques pas, je me suis heurtée contre quelqu’un. Prise de peur, je fis volte-face avec une rapidité qui me déstabilisa moi-même. Ma mère se tenait à présent devant moi, me scrutant d’un air supérieur. Un mot se répétait sans cesse dans ma tête. « vampire, vampire, vampire ». Ses yeux, avant bleus – tout comme les miens –, étaient désormais rouges. Je me serai crue dans Twilight. En 4 dimensions. Et croyez moi, j’aurai préféré ne pas y être. Elle me fit un sourire. Maléfique. Je ne pouvais plus bouger, plus parler, ni même fixer un autre point que ses yeux couleur sang. J’étais comme paralysée.

 

 

          – Bienvenue à la maison.. Ruby., fit-elle d’une voix claire et froide, qui n’était pas celle de la femme que je connaissais, qui m’avait élevée et que j’aimais.

 

 

         Sans se départir de son sourire, elle me tendis un joli miroir orné de pierres précieuses de couleurs variées.  Méfiante, je m’en saisi sans la quitter du regard. Elle me fit un signe de tête vers l’objet. J’ai alors contemplé mon reflet dans ce miroir, comme elle me l’avait indiqué. Je faillis faire une crise cardiaque. Mes yeux étaient identiques aux siens. Rouges écarlates, rouge.. rubis.

 

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